Les perspectives des marchés de l’énergie pour le second semestre 2026
Après dix-huit mois de détente, le premier semestre 2026 a marqué le retour du risque géopolitique comme principal moteur des prix du gaz, de l’électricité et du pétrole.
Le rapport OMNEGY Energy Outlook de Juillet 2026 décrypte les évolutions des marchés et fournit des recommandations concrètes pour sécuriser vos achats d’énergie.
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Six mois qui ont rebattu les cartes des achats d’énergie
Le premier semestre 2026 marque un changement de régime pour les marchés de l’énergie. Après près de dix-huit mois de détente progressive, les prix sont redevenus fortement dépendants des équilibres géopolitiques. L’intervention militaire contre l’Iran à la fin du mois de février, suivie de la fermeture du détroit d’Ormuz, a provoqué le choc le plus important observé depuis la crise énergétique de 2022.
En quelques semaines, les marchés ont dû réévaluer le risque d’une rupture durable des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Le Brent a dépassé les 110 dollars par baril au printemps tandis que le gaz européen retrouvait des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis plusieurs années. La signature d’un accord de cessez-le-feu le 17 juin a permis une détente rapide, avant que la reprise des hostilités en juillet ne rappelle la fragilité persistante de cet équilibre.
Les marchés de l’énergie sont redevenus des marchés géopolitiques. Les fondamentaux économiques restent déterminants sur le long terme, mais les prix de court terme évoluent désormais au rythme des tensions internationales.
Les trois facteurs qui domineront le second semestre 2026
Au-delà des tensions au Moyen-Orient, trois variables concentreront l’attention des marchés au cours des prochains mois.
- La première concerne l’évolution des stocks européens de gaz. Leur niveau à l’entrée de l’hiver conditionnera directement la prime de risque intégrée aux contrats hivernaux.
- La deuxième est réglementaire. La révision du marché européen du carbone, la montée en puissance du Versement Nucléaire Universel (VNU) en France et plusieurs évolutions fiscales continueront de modifier progressivement les conditions d’achat de l’énergie.
- Enfin, l’environnement macroéconomique redevient un facteur de volatilité. Le retour de l’inflation énergétique, la remontée des taux d’intérêt et l’évolution de la parité euro-dollar influencent désormais directement le coût des approvisionnements des entreprises européennes.